Suite au rassemblement de lundi devant la préfecture et à celui de merccredi devant l'éco-relais (hôtel dans lequel étaient logées une partie des familles à qui la préfecture avait signifié la fin de l'hébergement d'urgence à compter de cette date), il est important et juste de vous informer des avancées de ces luttes.

Tout d'abord, il est à signaler qu'il nous a été difficile de trouver dans un premier temps une solution d'hébergement pérenne pour toutes les familles; celles concernées par la fin de la prise en charge de l'hébergement mercredi n'étant que les premières, d'autres ayant des notifications pour le 13 et 19 Août.

L'OGFA (Organisme de Gestion des Foyers Amitiés) ayant "missioné" en cours de matinée une personne pour constater que les familles n'avaient pas quitté le lieu d'hébergement est revenue peu de temps après vers le "gérant" de l'hôtel pour signifier que la prise en charge était stoppée par leurs services et que donc, à partir de là; à charge à l'hôtelier et au préfet de voir les suites à donner (bref, prendre ou non la responsabilité de les expulser du lieu d'hébergement).

Les solutions envisageables dès lors nécessitant une mobilisation conséquente, il a été envisagé et acté de payer 2 nuitées supplémentaires à ces 2 familles (la 3ème étant quant à elle hébergée jusqu'à là sur un autre site dans un appartement via l'OGFA). Avec l'aide de la Cimade et du Mrap, ces nuitées ont pu être réglées… comme par magie, alors qu'il nous avait été signifié le matin même que de toute façon ces 4 chambres étaient réservées par des clients de passage pour la soirée; il semblait au final que une fois évoquée la possibilité de payer, elles se retrouvaient à nouveau disponibles.

La décision de payer jusqu'au vendredi 9 Août s'inscrit dans une logique que nous allons vous expliquer question que vous compreniez en gros l'optique des démarches engagées; car biensûr sans ça, vous pourriez rétorquer à juste titre que ça ne fait que reporter le problème.

Ces familles (celles concernées par la fin de l'hébergement mercredi et celles qui le sont pour  les semaines à venir) en sont à différents niveaux de leurs  démarches, mais là où nous sommes face à une aberration, c'est que pour la plupart (?) celles-ci ne sont pas expulsables du territoire (une d'entre elle étant même en attente de la carte de séjour et avait rendez-vous à la préfecture le lendemain 9h). Dès lors, il semblerait que l'état se doive de les héberger.

Ainsi, dès mercredi matin, les familles qui le pouvaient et le voulaient (enfant de -3ans et/ou parent malade, donc considérés comme en danger) ont déposés via l'avocate Maître Pather un demande de référé liberté.

Les premières audiences ont eu lieu jeudi 8 Août à 10h au Tribunal administratif de Pau.La préfecture a été déboutée et l'hébergement est maintenu jusqu'en septembre pour les 2 familles concernées (date de l'audience concernant leur demande d'asile). La défense portée par Mme Moreau (Directrice départementale de la cohésion sociale) comme quoi ils devaient gérer les flux et que l'argument de la maladie ne s'entendait pas vu que la plupart des gens à la rue avaient besoin de soins, et que entre-autre le Point d'Eau permet le suivi de la prise des traitements (le Point d'eau est une plateforme socio-sanitaire basée à Pau et gérée par l'OGFA), n'est donc pas passé.

Vendredi 9 Août à 14h, quatre autres familles passent au tribunal administratif de Pau. En espèrant également avoir de bonnes nouvelles prochainement, nous vous attendons en nombre pour apporter votre soutien. Ce n'est que le "début" d'une lutte de longue haleine.

Màj le lundi 12 Août 2019 10h:

Un 3/4 de bonne nouvelles ce matin.


3 familles sur 4 sont relogées:


– les P., 3 enfants dont un de 1 an 1/2, logés à l'eco relai, arméniens;


– les Z. (O info)


– les Pa. , qui ont déposé pour un titre de séjour


Non relogée:


– la famille R. , 2 enfants de 6 ans et 10 ans 1/2. Russe du Daguistan, 5 ans en France. Mère malade, école de Gelos, logés par l'OGFA dans un appart à Gelos. Dehors le 13 août. Un appel va être fait auprès du conseil d'Etat. Une ou deux semaines pour la réponse.

Màj lundi 12 Août 2019 14h:

Les bonnes nouvelles continuent: grâce à l'intervention du maire de Gelos , la famille R. est maintenue dans son logement pour quinze jours.


   Cela va leur permettre d'attendre plus sereinement la décision du Conseil d’État qui devrait être connue dans une ou deux semaines.


  A suivre!

Suivant les diverses infos que nous avons pu receuillir, cette volonté de mise à la rue de familles… est généralisée en France durant cet été.